Le futur… et pourquoi pas ?

Le futur… que nous réserve-t-il ?

Difficile de poser cette question sans percevoir une certaine inquiétude derrière le point d’interrogation. La peur du futur est comme un instinct vibrant dans les profondeurs de l’être humain. Dans le contexte actuel, depuis quelques mois, cette peur n’a cessé d’enfler comme une rage de dent (ou du dedans…) alimentée par des décomptes morbides, des incohérences grotesques et des débats stériles. L’autorité infantilisante des débuts pèse aujourd’hui sur nos vies de façon écrasante.

Notre société est aux ordres des « gestes-barrière » faisant régner la méfiance envers nos proches, les inconnus et le futur. C’est tout juste si nous osons nous regarder par-dessus les masques. Et si les yeux peuvent dire beaucoup, qu’en est-il du sourire et des innombrables expressions du visage ? Ils s’effacent derrière la désuète et hypothétique protection devenue obligatoire. Osons le dire, la vision de notre futur est sinistre, assujettie à toutes ces peurs en cascade et à un sentiment d’impuissance qui nous paralyse – comme la gorgone qui fige du regard ceux qui viennent la défier.

Heureusement, il est possible de poser un autre regard sur le futur, de soulever le voile de l’avenir avec curiosité et ouverture et de refuser les dictats de l’angoisse : La peur du futur, çà se soigne, et l’ouverture au futur, c’est excellent pour la santé !

1 / Connaître le futur

Depuis la plus haute antiquité l’être humain cherche à connaître le futur. Ainsi les oracles lançaient d’énigmatiques présages aux héros et à leurs citées pour qu’ils se préparent à relever les défis de leur destinée. Pour cela, rappelons-le, ils étaient reliés aux dieux. Tandis que la science-fiction envoie des explorateurs dans le futur et nous décrit différents scénarii possibles, le plus souvent assez angoissants.

Aujourd’hui, la science matérialiste bâtit le futur sur des théories modélisées par les ordinateurs. Les hypothèses se fondent toujours sur deux paramètres immuables  : le passé et le connu. Les décisions que prennent nos gouvernants, pour notre futur et « notre bien » reposent sur les mêmes principes. Mais, dans ces conditions, comment espérer approcher la compréhension du futur qui, par essence, est « à venir » et « inconnu » ? La nouveauté n’a aucune place et l’équation semble insoluble.

Comme le disait Albert Einstein : « on ne résout pas un problème avec le même niveau de pensée qui l’a créé. ». Il aurait même ajouté « il faut changer de niveau de conscience ! » (cf. l’article précédent « transformer les consciences »).

2 / Apprivoiser le futur

Abandonnons les boules de cristal et cherchons plutôt à savoir pourquoi cette peur de l’inconnu nous assaille. D’où vient-elle ? Que veut-elle nous dire ? Comment se soustraire à son emprise ?

L’été est symboliquement la saison reliée au futur : le puissant rayonnement solaire, le foisonnement de la nature, ses fruits généreux et les longues journées lumineuses invitent tout notre être à l’épanouissement en toute confiance.

La période estivale est donc le moment idéal pour transformer en profondeur notre vision de l’inconnu. Comment ? En nommant ce qui importe le plus à nos yeux, ce qui fait vibrer notre cœur, ce qui anime notre volonté…Il est ensuite possible d’ envisager l’avenir – le vrai – et même de le mettre en œuvre. C’est d’ailleurs ce que vous propose tous les éco-lieux, les « oasis » et autres espaces alternatifs tel que « Le domaine de la Chouette » !

Le futur n’est pas notre ennemi. Certes, pour l’appréhender au mieux, il est indispensable de se tenir dignement en équilibre dans le présent, fort de ses expériences de vie et conscient des leçons de son passé, mais surtout sans oublier de faire un geste, un mouvement vers l’avant. Comme le confinement nous l’a montré : l’immobilisme est la meilleure façon de s’enliser dans les doutes et les peurs, résultats du martellement des programmes télé anxiogènes et addictifs.

Pour apprivoiser le futur, il est nécessaire d’oser se projeter en dehors des limites habituelles rassurantes c’est à dire : ailleurs, autrement, avec de nouvelles personnes ou très loin dans le temps… et ensuite de faire les efforts, au quotidien, pour marcher dans la direction que l’on a consciemment choisie.

En réalité, nous sommes déjà dans « le monde d’après », et le futur n’attend pas, il vient vers nous à grand pas ! N’oublions pas que nous disposons de grands pouvoirs (et donc de grandes responsabilités ! ) : nous pouvons participer à la construction du futur grâce aux forces que nous mobilisons pour qu’il comble toutes nos espérances.

3 / Ouvrir la porte au futur

Bien entendu, il ne s’agit pas seulement de nous, dans cette vie, mais du futur de l’humanité toute entière et même de la Terre. Qu’en est-il de nos enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants ? Notre civilisation, nos modes de vie et de surconsommation ont hypothéqué leur futur. Chaque année, avant l’été, nous avons exploité et consommé plus que ce que la planète peut produire en une année. Nous puisons ensuite dans son capital vital. Comment continuer d’accepter cela ? Va-t-on répéter encore les mêmes erreurs ou sommes-nous prêts à choisir une autre voie ?

Les solutions pour un meilleur futur sont dans une nouvelle conscience du vivant, dans l’inclusivité de tous les règnes qui partagent cette planète, dans la découverte de l’invisible et dans notre extraordinaire capacité à nous réinventer !

C’est dans notre capital vital et spirituel qu’il faut puiser aujourd’hui, au cœur de notre cœur, et y retrouver notre amour du futur. Cet état d’esprit et cette posture active sont présents dans les évènements que vous propose aujourd’hui – et que vous proposera dans le futur – « le domaine de la Chouette ».

Il est temps de sortir de nos rêves et de nos cauchemars, de veiller à toutes les merveilles qui nous sont confiées et d’ouvrir la porte du futur ! D’ailleurs, les étoiles filantes qui viennent traverser le ciel à la mi-août, au temps des Perséides, sont là pour nous rappeler de lever les yeux et d’oser tout imaginer. Nous avons un rôle majeur à jouer dès aujourd’hui : respirons à plein poumon les effluves fraternelles qui viennent à notre rencontre, écoutons les messages et, comme dans le mythe de Persée, nous vaincrons la gorgone et ses serpents, libérant le futur être humain !

Nathalie Hilt

Nat’Alias 2 août 2020 (à la lumière de Lug)

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